MIND TEARDOWN musique cyberpunk post-industrielle

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Déshumanisation, industrialisation, dystopie technologique, anti-héros, lutte pour la survie, silicone, silicium, métal, rouille, high tech, biomécanique, multinationales, individus désincarnés, IA, corporations, cowboys, société de la surveillance, informations, cyberespace, netrunner…

Bienvenue dans le mouvement cyberpunk.

Les concepts et les représentations de ce mouvement de science fiction sont aujourd’hui bien connus. Mais qu’en est il de la musique cyberpunk? Comment une musique s’incrit-elle dans ce mouvement? Y a t il un style? Qu’elle en sont les caractéristiques?

Des musiciens à part, à l’esprit punk, à la marge et à l’esprit cyber, nous proposent leurs interprétations du mouvement (parfois sans le savoir ou s’en revendiquer). La source, l’inspiration, l’instrument, c’est la machine et ses extensions, imposante et dominante.

Musiques, sonorités, bruits, rythmes, issue des machines des circuits, de l’urbanisme, nous font ressentir les thèmes et les enjeux. Immersion auditive. L’univers cyberpunk se génère, prend forme dans notre crâne.

Rencontre avec l’un des leurs, Domagoj Kršić. Originaire de Croatie, il forme le groupe Mind Teardown avec Ivan Myh résident en Ukraine.

Le futur? A portée de vos oreilles.

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Domagoj, merci d’avoir accepté cette interview.

De rien, merci à toi de me donner l’opportunité de faire une interview! Je n’en ai pas réalisé beaucoup et celle que j’ai faîte n’était pas…comment dire…pas géniale.

Industrielle, dark electro, synthpunk, EBM? Comment définis tu ta musique?

Je dirais que ma musique est très cyberpunk, expérimental et post-industrielle.

Peut on dire que tu es un artiste du mouvement cyberpunk?

Oui j’en suis un et j’en suis conscient.

Quel est ton regard sur ce mouvement?

Je pense que le mouvement cyberpunk est très intéressant et unique. Il existe une ligne très mince entre réalité et fiction … et c’est ce que j’aime. Je ne me suis jamais bien senti nulle part mais quand j’ai découvert le cyberpunk, j’ai pensé: “Je suis chez moi”.

Peux tu nous retracer ton parcours musical?

Eh bien, j’ai débuté mon premier projet “Cyborgs On Crack” au alentours de 2010. Avant cela, j’ai toujours voulu créer ma propre musique, sans en avoir eu l’occasion. Je ne connais pas le solfège, ou tout ce que vous apprenez à l’école de musique, je fais donc tout à l’oreille. Les ordinateurs m’aident à concrétiser mes idées.

Puis, à l’été 2012, avec Ivan, j’ai commencé Mind Teardonwn. J’ai fait de la musique sous des pseudos qui étaient différents à chaque nouvelle sortie. En plus, 2010 c’est l’année où j’ai découvert la musique industrielle et je dois dire que c’est une expérience qui a changée ma vie.

Le style industriel est répandu dans la musique cyberpunk. Il est transmusical, on le retrouve dans le rock, le punk, le metal, l’électro, la new wave… De Front 242 à NIN, en passant par Skinny Puppy, Front Line Assembly, Ministry jusque Voivod voir à l’extrême, Napalm Death.

Ouais, je pense personnellement que la musique industrielle EST cyberpunk. Beaucoup d’autres genres de musique électro sont en rapport avec le cyberpunk, mais pour moi, c’est le vrai son du futur.

Quelles sont tes influences musicales?

Umm … Mes influences musicales sont Front Line Assembly, Severed Heads, Ministry, Front 242, Test Dept. et beaucoup d’autres. Parfois, ce n’est pas la musique. Il peut s’agir d’un film, d’événements qui se passent dans le monde, de choses qui m’arrivent, tout cela exerce une influence sur le rendu de ma musique.

Cyborgs on Crack, un projet solo, Mind Teardown un duo, qu’est ce qui différencie d’autre ces deux projets?

Cyborgs On Crack est plus expérimental au contraire du son “typique” de Mind Teardown. Avec COC (Cyborgs On Crack), vous pourrez entendre bien d’autres genres, un petit peu d’industrielle, un peu de Techno, un peu de Synth Pop, je ne me soucis pas vraiment de savoir comment le prochain album sonnera, alors que pour Mind Teardown c’est plutôt “je vais faire du EBM, et je vais intégrer ces sons, et ceci et cela”. De plus, pour COC il y a moins de voix et plus de mélodie.

Pour Mind Teardown, avec Ivan vous êtes géographiquement éloignés. Est ce que vous travaillez grâce à un espace de réalité virtuelle? Comment fonctionne votre collaboration?

Un espace de réalité virtuelle ce serait génial mais malheureusement nous n’avons pas ce genre de technologie, du moins pas encore…Ou l’avons nous? Quoi qu’il en soit, (désormais il ne fait plus partie de MT car il a ses propres obligations et n’est plus en mesure de collaborer à MT) ce fonctionnait comme ça, je fais la musique, télécharge le morceau sur SoundCloud, ensuite il l’écoute, me dit s’il changerait quelque chose, écrit les paroles, chante et s’enregistre, puis m’envoie les voix en archive rar. Je les télécharge, les intègre dans la chanson, les nettoie un peu, quelque fois je rajoute quelques effets, et voila! Il lui arrivait de m’envoyer les voix dans la semaine et parfois une fois par mois, en fonction de son temps disponible. Dry Lung Overdrive est le dernier morceau auquel il a collaboré, car, comme je viens de le dire, il a ses propres obligations, un travail et d’autres choses, vous voyez? Comme tout le monde, il a besoin de vivre, et pas seulement chanter pour ce gamin qui crée de la musique sur son petit ordinateur portable heh’.

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Quels sont les thèmes que tu abordes? Comment les choisis-tu? Mind Teardown porte-t-il un message particulier?

Les thèmes, pour la plupart, évoque le monde d’aujourd’hui, les gouvernements, comment ils pressurent tout le monde pour leur joli cul. Mais ce n’est pas juste “Oh va te faire voir, je te hais”. J’aime aussi écrire des chansons sur la fiction. Le futur, post-apocalyptique, la technologie, pour en citer quelques uns. Dry Lung Overdrive est moitié réalité, moitié fiction. Mes chansons parlent plus d’un avenir sombre tandis que celles d’Ivan sont plus centrées sur la réalité.

Quelles sont tes étapes pour la création d’une musique?

Je commence habituellement avec un 4/4 bass drum ou une bass line au synthé, ensuite je balance plus de sons comme des caisses claires, des cymbales charleston, et d’autres percussions. Si tout s’enchaîne et fonctionne vraiment bien ensemble, alors j’ajoute des des sons au synthé et des échantillons. Quand c’est fait, j’écoute plusieurs fois, change éventuellement quelque chose et l’exporte à partir FL Studio. En pratique, j’exportais tous les sons individuellement en qualité mp3 128k car l’espace est limité sur mon ordinateur portable. Maintenant, je suis passé au Wav comme tout le monde. Pour être franc, c’est la chose que je déteste faire heh’, parce que FL Studio me bloque l’ensemble de mon pilote sonore et je ne peux plus jouer aucun autre son pendant que FL Studio est ouvert. Quand tout est exporté, j’ouvre Music Maker et assemble les pistes sonores pour former la chanson. Je modifie les volumes de certaines pistes, puis je mastering (gulp). Je me considère mauvais en mastering parce que le rendu des morceaux n’est pas le même si vous les jouez sur différents systèmes sonores.

Parfois, je les joue sur différents appareils pour vérifier si ça rend comme sur le portable, et le plus souvent c’est comme si la caisse claire était trop forte ou les voix trop calmes. Certaines fois il m’arrive de passer plus de temps à ajuster les volumes qu’à créer de la musique. Mais je vais arrêter de le faire moi-même, car depuis j’ai rencontré un gars vraiment sympa qui est aussi un musicien et il m’a dit qu’il allait le faire gratuitement!

L’ensemble du processus de création d’une chanson peut prendre entre de 2 et 4 heures. Parfois, je peux faire une très bonne musique entraînante en seulement quelques heures ou je peux passer toute la journée à faire des trucs qui vont s’avérer merdiques et inutilisés.

Distortions, samples, synthés, vocodeurs, bruits d’usines et de machines, peux tu nous expliquer comment tu trouves ou génères tes sons?

J’utilise les distorsions sur les échantillons et les voix, mais dernièrement, j’en ai utilisés un peu partout parce que certains sons étaient trop faiblards, ils avaient besoin d’un petit coup de fouet. Les voix peuvent être un problème, car même si j’ai payé une fortune pour mon micro, vous pouvez encore entendre le bruit de fond.

Les synthétiseurs analogiques ont ma préférence. Ils sont vraiment faciles à utiliser et une fois que vous comprenez quel bouton fait quoi, ils produisent un son brut et puissant. Il n’y a rien d’autre comme l’analogique…

Pour le échantillons, je les récupère pour la plupart sur le net. Je les télécharge à partir de sites comme Bad Movies.Org (beaucoup, beaucoup d’échantillons de Films de série B) ou Movie Wavs. Parfois, en regardant un film j’entends un passage intéressant à utiliser alors je le récupère avec un enregistreur de sons.

Pour les sons d‘“usine” je vais au sous-sol avec ordinateur portable et micro pour m’enregistrer casser des pleins de choses métalliques avec un marteau. J’enregistre aussi des trucs dans la cuisine, des mixeurs et une débroussailleuse. Les enregistrer c’est vraiment marrant parce que je me demande toujours comment ça va rendre au final. Par exemple, dans une chanson que j’ai faîte pour COC, j’ai produit un bruit bizarre cela ressemble à quelque chose de faisable avec un synthé, mais cela m’a complètement scotché.

Quand j’ai la flemme de descendre au sous-sol pour les enregistrer ou si je trouve que ce que j’ai enregistré est de mauvaise qualité, j’utilise Robota Drum Machine. Ce truc est parfait pour l’industrielle! Pourquoi? Parce que vous avez un tas d’échantillons que vous pouvez modifier complètement en une seconde. Exemple, je charge un échantillon caisse claire, je descends son pitch et je pousse le niveau à son maximum. Résultat un bruit métallique très dur. Vous pouvez même le faire avec un échantillon de bruit d’un marteau qui frappe! Il y a énormément de possibilités, mais assez sur ce sujet.

Malheureusement, je n’ai pas trop utilisé de vocodeurs, mais je les adore! Soit parceque je pense que la voix ne serait pas bonne avec un vocoder soit parceque j’oublie de les utiliser (mince). Cependant, je vais en utiliser sur le prochain de Mind Teardown!

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Quel matériels et logiciels utilises-tu?

Je fais la musique sur mon portable avec un petit clavier Medeli bon marché. Il n’est pas de bonne qualité, mais le plus c’est qu’il est midi. Sur mon portable, j’utilise FL Studio pour créer la musique + divers VST, des échantillons de boîtes à rythmes (un paquet d’entre eux). Mes favoris sont PolysixEX, Micromoon, Shortcircuit, MinimougeVA et Prophanity. Pour l’enregistrement d’échantillons sur mon portable (si je ne peux pas les télécharger) j’utilise Moo0 Sound Recorder. Pour le mastering j’utilise Music Maker.

Quel est ton rapport à la technologie? As tu d’autres activités high-tech (graphismes, code…)?

J’utilise beaucoup mon portable et je me tiens informé des nouveautés du monde de la techno. A part la musique, je fais aussi de l’illustration. Je prends une image et je la “déconstruis”. En réglant le contraste vraiment fort, en diminuant la palette de couleur, en la pixelisant et en l’étirant, à la fin tu obtiens une image cyberpunk très old school. J’ai réalisé toutes les illustrations pour mes sorties. Je connais aussi un peu la programmation Flash que j’ai utilisée pour faire quelques jeux, mais ils étaient merdiques heh’.

A l’époque glorieuse des coding party et de la demoscene (80 90), les codeurs des pays de l’Est étaient réputés, talentueux et originaux. J’ai l’impression que cela se reproduit dans la scène electro underground actuelle. Peux tu nous en parler?

C’est vrai. Vraiment beaucoup de groupes undergrounds travaillent très dur et aiment ce qu’ils font. Partout dans le monde, il y en a des énormément si vous savez observer. Mais malheureusement, dans mon pays, il n’y a presque pas de groupes industriels! Il y en a un petit peu mais ils sont relativement inconnus.

Dans ma ville, PAS UN SEUL! Il y a des groupes de Punk, de Hard Rock ou de turbofolk. Les groupes de turbofolk font de la musique trash redneck, et les groupes rock font juste de la reprise de standards. Ils essaient tous d’être le seul groupe de ma ville ayant un contrat d’enregistrement. Cela devient ennuyeux et répétitif. Espérons que, si cela fonctionne bien avec mon nouveau chanteur, nous allons bientôt commencer à faire des concerts de Mind Teardown. Je me demande à quoi vont ressembler les gens…

As tu quelques sources à partager pour nous permettre de découvrir ces musiques?

Je recommande Discogs, divers blogs, des forums et des sites dans le genre. Si vous vous intéressez à la musique, allez sur Wikipedia, ils parlent des groupes classiques, c’est un un bon début.

En dehors de la musique quelles sont tes sources d’inspirations? Tes oeuvres de cyberpunks ou de SF préférées?

Je puise mon inspiration de beaucoup de films de SF / Cyberpunk. Des films comme Hardware, Blade Runner, Hackers, Le Cobaye.

Je ne lis pas beaucoup de livres (je vais en lire plus bientôt) et le seul livre cyberpunk que j’ai lu c’est “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?“. Je l’ai même fait à l’école! Man, j’étais vraiment surpris quand je suis tombé dessus à la bibliothèque scolaire.

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Ci après, Voici ce que m’évoque certains de tes morceaux, peux tu réagir?

Globalement tu nous confronte à un univers industriel lourd, noir, biomécanique. Voyage dans des friches industrielles hantées par les rythmes des chaînes de machines, survol de circuits électroniques. Ces ambiances on les retrouve dans des films comme Stalker, Avalon, Alien3

Et c’est comme cela que je la considére… une bande sonore pour un monde low life hightech.

Ta musique me semble à l’opposé d’une musique très électronique, claire, très musicale et arrangée (comme Daft Punk avec leur style qui colle aussi aux univers cyberpunk).

D’ailleurs on peut faire le parallèle avec les oppositions au sein des organisations sociales cyberpunks. Une polarisation très forte entre une classe très riche, dominante, normalisée, privilégiée, vivant dans des endroits paradisiaques et d’autres part une classe désœuvrée, sans avenir, marginalisée, exploitée, (sur)vivant dans les bas-fonds.

Le mouvement cyberpunk a eu son heure de gloire dans les années 80. Beaucoup de tes sonorités semblent aussi inscrites dans cette époque. Par exemple Minced Thoughts sonne avec un air que n’aurait pas renié le groupe Yello.

Ouais, bon nombre des groupes qui influencent ma musique sont des années 80 et j’ai toujours cherché pour ma musique un son sale et “désuet” parce que je pense qu’aujourd’hui, tout est tellement si polissé et propre. Il n’y a plus cette sensation.

Plusieurs de tes morceaux sont dans un style ‘Metal Percussion‘ caractéristique du compositeur Chu Ishikawa. L’ombre de Tetsuo the Iron Man planne sur l’album Rapid Eye Movement (Reality Shock, Chemical Tormentor …) et sur Machine Messiah, Wreckage, The Body Hammer, Mobilized…

Oui, ils sont influencés par ce film. Il y a une chanson, “Metal Man” que j’ai faîte pour COC, si vous l’écoutez, vous pourriez croire qu’elle est présente dans le film heh’. Ça sonne comme si vous étiez à l’intérieur d’une machine.

En évoquant Tetsuo, je pense aussi à la musique d’Akira, autre pièce maitresse du cyberpunk qui accompagne notamment Mindvision, Hunger ou Begin Self Destruction.

Steel Flesh, Hit that Perfect Beat, possèdent un beat très jeux vidéos et quelques samples qui sonnent chiptune. As tu des liens avec le monde de l’électro chiptune?

Non, je ne fais pas de musique chiptune mais je vais essayer quand j’aurai plus de temps.

P.S.- Hit That Perfect Beat est une chanson “Bronski Beat que j’ai remixée.

Certaines voix, intonations comme dans Plastic Seagull me font penser à la série Max Headroom, avec ce côté ironique, détaché.

Je n’avais pas vraiment Max Headroom à l’esprit quand je l’ai composée, mais oui c’est bizarre. C’est ça Cyborgs On Crack, expérimental et bizarre. Les chansons sur Drinking Air With Eyes ont des paroles qui sont en réalité mes réflexions, mais avec une bonne dose de bizarre.

La chanson Concrete Shoes évoque en fait un gars qui est dans la crainte, tous le monde l’observe et le juge, à la fin il s’écroule. En fait, parfois je me sens comme ça, mais sans le passage ou je m’effondre. Le morceau dont tu parles possède un échantillon issue d’un des rares livres que j’ai lus, “Jonathan Livingston Seagull“. Il s’agit de l’enregistrement d’un livre audio.

Event Horizon, hommage au film de série B SF/Horreur?

Exact! Quand j’ai fini cette chanson cela m’a rappelé le film je l’ai donc appelé comme ça.

TV Gods et Wreckage sont des pures merveilles, dis nous en plus sur elles. Notamment d’où vient ce son à 00:34 sur Wreckage?

TV Gods est mon morceau préféré sur cet EP. Il a une belle et lourde bassline MinimougeVA avec beaucoup de reverb et un tas d’échantillons provenant d’émissions de télé-évangélisme. C’est pourquoi il porte ce nom. Le son à 1:13 est un échantillon d’une émission quelconque où ils ont pratiqués un exorcisme sur le public, ils se sont tous roulés sur le sol et ils avaient des convulsions. Puis ils se sont attardés sur une femme qui hurlait à la mort. C’était tout simplement ridicule. Le “damnation pas de don pas de salut” est un échantillon du jeu Grand Theft Auto 2.

Wreckage est la chanson qui a vraiment définie le son de Dry Lung Overdrive. Avant cela, j’avais fait tout un tas de chansons ennuyeuses. A l’origine cet album devait être Synth Pop un peu comme du Depeche Mode. Mais j’ai changé d’avis. Retour à Wreckage… Ce jour-là je me perdais avec des échantillons de guitare, j’ajoutais de plus en plus de distorsion et j’ai eu l’idée d’utiliser le delay VST. Il y avait cet effet particulier appelé “Tin Roof” qui lorsque tu l’appliques donne un son acier/métal. Le résultat a été au delà de mes espérances. La machine est comme le son de guitare.

À 00:34 c’est un échantillon de guitare et un son d’imprimante. Je l’ai trouvé quelque part sur un site wav et je l’ai enregistré. Ça sonne comme un mouvement de bras robotisé.

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Des passages au synthé et rythme plus doux prennent des airs de composition à la John Carpenter, comme pour Whisper.

Whisper est l’une des meilleures chansons que j’ai faites. Je l’adore. Cela a juste commencé comme une simple bassline et ça a évolué en morceau mystique. La voix d’Ivan est tous simplement parfaite!

Attention, Thermal Resolution, Who is Justin Bieber sont limite dance, quel rapport entretien ta musique avec l’électro rave/club?

Il y a des moments où j’ai besoin de me reposer du martèlement des percussions et des basslines lourdes, alors je fais de la musique “normale”. J’avais l’intention de sortir un nouvel album de COC appelé “Creation Of The Techno Machine”, mais au final j’ai senti qu’il ne surpasserait pas Drinking Air With Eyes, je ne l’ai pas sorti. Mais je prévois de sortir un EP 5 pistes avec quelques chansons. J’aime vraiment bien la rave musique des années 90 et j’ai toujours voulu en faire quelques chansons. Thermal Resolution est un autre remix. Il s’agit d’un remix de la chanson du jeu “Tempest 2000“.

Avec des pistes comme Anthrax Junkie, Breadown on bascule dans la noise, l’ambient limite Aphex Twin. Angels noise et Freedom Taken sont, elles, plus atmosphériques.

Ouais, j’ai commencé à faire quelques morceaux ambiant. Ils sont essentiellement faits pour alléger le rythme de l’album. Je ne veux pas que tous les morceaux soient en basse lourde et rapide. J’aime écouter de la musique ambiante pendant mon sommeil. C’est atmosphérique et plus efficace ensuite. Une fois en allant dormir, j’avais décidé d’écouter Freedom Taken et je me suis vraiment senti comme si j’étais dans une guerre d’un futur post-apocalyptique. Antrax Junkie a été complètement généré par le VST Robota, il s’appelait à l’origine “Nice Smooth Song”.

Tes albums, EP, morceaux sont disponibles en téléchargement, mais je ne vois pas de mention de licence. Explique nous votre démarche de diffusion? Quelle est ta position sur le copyright, la culture libre, les creative commons?

Je ne me prends pas trop la tête avec ça. Vous pouvez écouter mes morceaux où vous voulez, les partager, peu importe. Même les utiliser dans vos vidéos (tant que vous créditez l’artiste). Mais ne les vendez pas! Ils sont destinés à être libre!

Tu viens de poster une nouvelle piste, Utopia, vas tu garder un rythme aussi soutenu de publication? Quel sont vos projets?

Utopia est un très bon morceau. C’est un exemple de “faire un morceau entraînant en quelques heures”. Il est également disponible sur certaines compilations en téléchargement gratuit comme “Apocalypse Don’t Come…We Are Still Stomping Vol III - V.0.2“. Avec Utopia, Whisper V2 sera disponible sur la compilation “Body Music Radio” qui sortira le 21.06.2013… et si les gens de chez Body Music le veulent bien, un de mes morceaux sera sur la version 2 LP de la compilation.

Pour le futur, Je suis en ce moment en train de travailler sur la démo de mon nouveau projet appelé “Mechkopf” qui sera envoyé à divers petits labels. Ce sera plus Poppy Synth contrairement à mes autres travaux, mais je vais quand même essayer de le garder industriel. Je travaille aussi sur le nouvel album de Mind Teardown qui sera plus EBM et complètement cyberpunk. Il intégrera aussi un executable flash, comme un mini-programme, qui proposera de l’information sur le projet, des échantillons de chansons, des images, des liens et plein d’autres choses supers.

As tu un site officiel? Quel est le meilleurs moyens, la meilleure adresse pour suivre vos releases?

J’ai un profil SoundCloud, mais vous n’y trouverez pas tous les morceaux, car je télécharge ma musique principalement via des hébergeurs de fichiers, en rar. J’ai aussi une chaîne YouTube où vous pouvez trouver les liens de téléchargement au niveau des vidéos. Si certains albums ny sont pas, je vais télécharger la vidéo avec le lien très bientôt. N’oublions pas Facebook. Il y a la page officielle de Mind Teardown où vous pouvez obtenir toutes les nouvelles du projet. Il y a aussi une page pour Cyborgs On Crack. Si vous ne trouvez toujours pas les albums de MT, allez faire un tour sur Crime:Scene Records, vous les trouverez tous. L’album Drinking Air With Eyes de COC est aussi là bas.

L’esprit humain est-il une ressource essentielle? (voir la couverture de Mind Teardown - Begin Self Destruction EP)

Bien sûr, cela signifie que derrière toutes ces machines, il y a toujours un esprit humain qui l’a créé.

Domagoj, encore merci pour ta musique. Chaque morceau est un pur plaisir d’écoute, de sensations, d’originalité et de diversité pour tous les amateurs de cyberpunk.

Je te remercie pour ces agréables paroles, et encore merci de m’avoir donner l’occasion de faire cette interview! The past is now, the future is cyberpunk! Prenez soin de vous…

There is a Fucking good news: -C-y-B-e-R-p-U-n-K—I-s—N-0-T—D-e-A-d-!-

2013-04-14

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